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Goma city between many fires

Les incendies récurrents en ville de Goma se portent bien

Goma, 25 février 2012

Les différentes guerres qui ont embrasé la RDC à partir du Kivu ainsi que l’éruption volcanique de Nyiragongo de 2001 n’auront pas suffi pour appauvrir impitoyablement la population de Goma. L’on assiste désormais à une nouvelle forme de menace : les incendies récurrents liés aux pannes du réseau électrique. Le GLPIC dont le comptable-financier, M. Patrick Angali, a été parmi les victimes survivantes, exprime son inquiétude face à cette insécurité urbaine de type nouveau et en appelle à une solidarité (inter)nationale en faveur des victimes.

Sous le regard impuissant de la population et des autorités publiques compétentes, les incendies se produisent en ville de Goma à un rythme inquiétant. De nombreux ménages se retrouvent à la belle étoile, et parfois des quartiers affectés se voient privés de leurs populations craignant que les incendies n’atteignent leurs maisons.

Les causes de ces incendies sont dues en grande partie a une mauvaise installation des fils éclectiques et à des multiples coupures intempestives du courant électriques. On se souviendra que le Chef de l’Etat en exercice, Joseph Kabila, dans son discours de campagne présidentielle en 2006 (encore réitérées en 2011), a promis de moderniser les infrastructures de base où l’électricité occupait une place de choix parmi ce qu’il a qualifié de "cinq chantiers". Force est malheureusement de constater qu’en ville de Goma, le chantier électricité a été de plus oublié et l’on y assiste à une quasi inexistence des entretiens des installations par la Société Nationale d’électricité (SNL).

Selon les statistiques de la Protection civile, qui se charge d’assurer la protection de la population en cas d incendies, notons que plus de 15 cas d’incendies accidentels ont été enregistrés dans la seule ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, durant le mois de Janvier 2012. Le service chargé d’intervenir en cas d’incendies, nous citons la protection civile, ne dispose que d’un camion-citerne anti-incendie (don d’un des fils du terroir vivant actuellement au Canada), pour une population en perpétuelle croissance et dont la plus part de maisons sont en planches (près de 700,000 habitants en 2008).

Le dernier cas en date remonte du 18 Févier dernier à Minuit où un incendie a emporté sans merci maisons, boutiques et plusieurs biens de valeurs. Le service de la protection civile a brillé par un retard criant de nombreuses heures avant d’intervenir. Selon les sources de la protection civile, on signale qu’à la suite de ces incendies, plus de cinquante deux familles sont actuellement sans abris et vivent grâce a la solidarité des voisins pour qui les maisons ont été sauvées de justesse grâce a l’intervention des jeunes courageux du quartier et des pompiers commis au service de la protection civile.

La ville de Goma ayant suffisamment été meurtrie par la guerre et le volcan de tristes mémoires, le GLPIC interpelle vivement le Gouvernement provincial à assumer les responsabilités qui sont les siennes pour assurer l’accès de la population Gomatracienne à un accès équitable aux services sociaux de base et surtout prendre les mesures nécessaires afin de prévenir d’éventuels cas d’insécurité liés aux pannes du réseau électrique. En outre, le GLPIC soutien toutes les initiatives judiciaires en cours en vue de rendre justice aux personnes préjudiciés tout en appelant à une solidarité (inter)nationale en leur faveur.

NB : Pour tout soutien moral, matériel ou financier en faveur du Comptable du GLPIC qui a été parmi les victimes survivantes de cet incendie le 18 février 2012, M. Patrick Angali, ou en faveur des victimes dans l’ensemble, veuillez téléphoner au +243 997 60 1661 ou écrire à matheguilain@gmail.com

La Rédaction de GLPIC

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