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Sanctions de l’ONU contre le M23 : pour quelle efficacité ?

Le conseil de sécurité de l’ONU demeure dans la passiveté pour restaurer la paix au Kivu

By Guilain Mathe, January 3rd, 2013

Les sanctions de l’ONU contre le M23 sont les bienvenues, certes, mais auront une efficacité partielle. Malgré les nombreux rapports des experts de l’ONU démontrant le rôle néfaste du Rwanda et de l’Ouganda dans la déstabilisation de l’Est de la RDC, notamment avec leur soutiens en armes et en hommes àà la rébellion du M23 au Kivu, le Conseil de sécurité ne s’attaque qu’aux marionnettes en refusant une fois de plus de nommer et de sanctionner les véritables pyromanes.

Le 31 décembre 2012, le Conseil de sécurité de l’ONU a pris des sanctions ciblées contre les dirigeants de la rébellion du M23 et d’autres distributeurs de la mort à l’Est de la RDC.

Selon l’ambassadrice américaine à l’ONU Susan Rice, le Conseil a aussi placé sur la liste à titre individuel deux dirigeants du M23 : Jean-Marie Runiga Lugerero, qualifié de "chef civil du Mouvement", et Eric Badege, présenté comme "un commandant du M23 soupçonné d’exactions contre des femmes et des enfants".

"Nous estimons que ces décisions vont faciliter des progrès vers une paix durable dans l’est de la RDC", a déclaré Mme Rice dans un communiqué. "Nous demandons aux membres du M23 et du FDLR de faire défection et de se démobiliser afin de se dissocier des groupes sanctionnés", a-t-elle ajouté. Le GLPIC salue cette démarche tout à fait évidente.

Cependant nous l’avons dit et nous le redirons encore. Pour résoudre définitivement la crise congolaise, il faut s’attaquer aux racines, et pas seulement aux fruits. Les véritables pyromanes sont connus de tous : les soutiens du Rwanda et de l’Ouganda à cette rébellion criminelle ont été suffisamment documentés et prouvés par le experts de l’ONU, mais le conseil de sécurité se voile toujours la face pour sanctionner les véritables coupables.

Le GLPIC se joint à nouveau aux milliers d’autres personnes de bonne volonté de part le monde pour lancer un appel pathétique au conseil de sécurité. Sanctionner les véritables instigateurs de la violence infernale au Kivu, à savoir les officiels Rwandais et Ougandais sans lesquels le M23 n’est qu’une coquille vide, c’est faire oeuvre de grandeur et de responsabilité dans l’engagement pour la paix durable au Kivu. La crédibilité de l’ONU dont la mission primordiale est d’assurer la paix et la sécurité de ses membres en dépend incontestablement.

Guilain Mathe

Director, GLPIC

1 Message

  • L’histoire des conflits attisés en République Démocratique du Congo n’a plus besoin de démontrer que cette organisation internationale tant vantée n’œuvre que pour des intérêts des "grands" au détriment du primaire bénéficiaire congolais. C’est comme qui conviendrait que l’ONU ne doit sa raison que de la protection des "forts" afin d’anéantir davantage les faibles.

    Ainsi donc, pour apprécier l’ONU à sa juste valeur, le Congolais la défie en lui demandant de s’imposer dans la question du rétablissement de la paix au pays, car est-il qu’il n’est jamais tard pour mieux faire si bien que la Nation vient de perdre plus de 8 million des siens. Sinon, la passivité de cette organisation est coupable aux yeux de la bonne foi.

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