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SOS : Threats agaisnt Human Rights defenders denouncing war crimes in Kivu

Guerre au Kivu : la société civile dénonce la terreur à Goma et des menaces de mort contre ses membres

Posted by Guilain Mathe, 1 August 2012

In Kivu, the progress of the rebellion to the city of Goma, capital of North Kivu, has created psychosis in the region since the beginning of the week. The Congolese army, supported by the MONUSCO, has not proven able to stop the rebellion. Civil society activists are increasingly threatenned as they denounce war crimes in the ongoing rebellion. The warning is contained in the civil society’s newsletter of North Kivu published on July 27, 2012.

BULLETIN D’INFORMATION SOCIETE CIVILE N-KIVU, 27 Juillet 12

Ville de GOMA : LA MENACE DU M23 A LA BASE DE L’ANXIETE

La population du Chef-lieu du Nord Kivu vit la peur au ventre. Depuis le week-end dernier, les rebelles du M23 constituent une sérieuse menace contre les habitants de GOMA. Leur avancée spectaculaire, jusqu’à contrôler RUTSHURU-CENTRE, KIWANJA, MABENGA puis récemment RUMANGABO, ... RUGARI et KIBUMBA inquiète plus d’une personne. L’anxiété est grande dans le chef de plusieurs personnes de la capitale provinciale. Les attaques du M23, ont occasionné de conséquences humanitaires importantes.

En effet, plus de 100 milles personnes ont fuit RUMANGABO, RUGARI et KIBUMBA. Nombreuses familles sont présentement concentrées dans le Camp de déplacés de KANYARUCHINYA, non loin du Bureau administratif de la Chefferie de BUKUMU, en Territoire de NYIRAGONGO, soit environs 4km-nord de GOMA. D’autres ont carrément foncé sur GOMA où elles vivent, soit dans des familles d’accueil, soit dans des écoles et ce, dans des conditions déplorables.

Les rebelles du M23 avec leurs alliés Rwandais ont amassées leurs hommes de troupe à l’entrée de KIBUMBA, à plus ou moins 25km-nord de GOMA. Ils auraient infiltrés nombreux de leurs éléments dans la Ville et menacent de s’emparer de GOMA d’ici là. Vérité ou mensonge, action psychologique ou pure réalité, personne ne sait jusqu’ici le fonds du secret des agresseurs qui contrôle la quasi-totalité du Territoire de RUTSHURU.

Territoire de RUTSHURU : LE RESEAU AIR-TEL COUPE PAR LE M23

Depuis le week-end dernier, les habitants de RUCHURU, KIWANJA, MABENGA, RWINDI, RUMANGABO RUGARI et environs ne sont plus joignables sur leurs portables du réseau air-tel. Nos sources sur place indiquent qu’un obus lancé par le M23 aurait endommagé l’antenne de ce réseau lors de récents affrontements avec les FARDC à RUMANGABO. Cette situation affecte également nombreux abonnés air-tel au du Territoire de LUBERO qui deviennent injoignables à KANYABAYONGA, KAINA, KIRUMBA et environs.

Cet acte n’est pas différent de la coupure de l’adduction d’eau qui a avait été perpétré par le même mouvement en Groupement de JOMBA au mois de juin dernier. Ces crimes devraient en tous mériter l’attention particulière de la Cour Pénale Internationale et du Conseil de Sécurité de Nations Unies. Et pendant ce temps, le M23 rêve d’étendre son contrôle avant l’arrivée éventuelle d’une quelconque force internationale devant les traquer. A coté de GOMA, cette rébellion et ses alliés brûlent de réoccuper le Territoire de MASISI où elle doit rejoindre ses caches d’armes qu’elle avait abandonnées il y a 4 mois, lors de sa fuite pour RUNYONYI.

Ainsi, la reprise par le M23 le dimanche dernier de la localité de KABIZO, Groupement de TONGO, dans la Chefferie de BWITO, à 25km-ouest de RUTSHURU n’avait autre objectif que tenter de s’ouvrir un passage pour MWESO, en Territoire voisin de MASISI. Et, il faut souligner que dans les zones sous son contrôle, le M23 brille par l’enrôlement forcé de jeunes dans sa rébellion, des enlèvements des civils et autres violations graves de droits humains.

La Société Civile du Nord KIVU considère que ces menaces du M23 sont plus qu’inquiétantes et exposent de nombreuses vies humaines en Province. En cas où le Conseil de sécurité traîne à voter une résolution visant à en finir avec cette rébellion ou sanctionner le Rwanda et l’Ouganda pour leurs soutiens au M23, le pire serait inévitable.

Menaces à l’encontre des activistes de la société civile

Par ailleurs, nous attirons l’attention des autorités Congolaises sur les menaces de mort que nous traversons ces jours en raison de nos opinions, de nos actions de lobbying et plaidoyer, de mobilisation de la population contre l’agression et la balkanisation. Des sources dignes de foi, nous apprenons que le M23 et ses alliés auraient mis sur pied un réseau d’assassins de grand renom, pour nous éliminer physiquement. La Coordination de ce réseau d’assassin serait établie à GOMA, avec des ramifications à BENI, BUTEMBO, KINSHASA et dans plusieurs autres endroits de la RDC. Nous en alertons l’opinion tant nationale qu’internationale face au risque que nous courrons.

Maître OMAR KAVOTA, Vice-président et Porte-parole de la Société Civile Nord Kivu ;

Tél : 00243.993.5353.53 ; 810.7575.11.

Posted by Guilain Mathe

Director, GLPIC

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