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Sommet de la Francophonie à Kinshasa

François Hollande n’a pas l’air de badiner avec Joseph Kabila

By Guilain Mathe, 19 juillet 2012

Les préparatifs du 14ème Sommet de la Francophonie prévus à Kinshasa en Octobre 2012 sur fond de crise n’ont cessé de faire couler beaucoup d’encre et de salive. Tout comme la classe politique congolaise, les dirigeants africains ne s’accordent pas sur l’opportunité de tenir le sommet en RDC quand on sait les conditions chaotiques de la réélection de Joseph Kabila en novembre 2011 et les allégations de violations des Droits de l’Homme par le régime de Kinshasa. Le président français François Hollande lui, sans la présence de qui la tenue de la Francophonie gâterait la fête du régime de Kabila toujours en quête de reconnaissance internationale, se veut catégorique en posant des conditions qui dérangent le plus le gouvernement de Kinshasa : une réforme de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), qui garantirait la transparence des futures élections provinciales, et le jugement des « vrais coupables » dans l’affaire Floribert Chebeya, ce défenseur des Droits de l’Homme assassiné en juin 2010 et dont l’assassinat est soupçonné de crime d’Etat. Conditions qui risquent de reléguer aux calendes grecques le Sommet de la Francophonie prévu à Kinshasa...

Sommet de la Francophonie : bras de fer Hollande - Kabila

Source : http://www.jeuneafrique.com/Article...

Joseph Kabila paraît de plus en plus agacé par son homologue français, François Hollande. Celui-ci, on le sait, pose des conditions à sa venue au Sommet de la francophonie, en octobre, à Kinshasa.

François Hollande viendra-t-il en octobre à Kinshasa pour le Sommet de la francophonie ? La décision du nouveau locataire de l’Élysée serait conditionnée à une réforme de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), qui garantirait la transparence des futures élections provinciales, et au jugement des « vrais coupables » dans l’affaire Floribert Chebeya.

Le 7 juillet, lors d’une réunion de haut niveau dans la capitale, le chef de l’État congolais a confié à ses collaborateurs qu’il ne se sentait pas tenu d’obtempérer à ces demandes françaises. « De toute façon, j’ai la guerre à l’Est », a-t-il ajouté. Le conflit du Nord-Kivu pourrait lui servir de prétexte pour proposer un report du sommet... Signe de cette fermeté : le lendemain, le 8, le journaliste belge Thierry Michel, qui venait présenter son film sur l’affaire Chebeya, s’est fait refouler de l’aéroport de Kinshasa. Aussitôt, Paris a « regretté profondément » cette décision.

"Coup de bluff"

« La Francophonie, c’est surtout la France. Si le président français ne venait pas à Kinshasa, nous pourrions nous interroger sur l’opportunité du sommet », convient un haut responsable politique congolais proche de Kabila. Dans les milieux diplomatiques, on préfère plutôt parler de « bras de fer » et de « coup de bluff » entre Paris et Kinshasa. Avec un espoir : « Que les choses bougent en septembre. » C’est en tout cas ce qui est ressorti de l’entretien entre Abdou Diouf, secrétaire général de l’OIF, et Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale congolaise, le 11 juillet, à Bruxelles. Deux jours plus tôt, Abdou Diouf avait été reçu à l’Élysée par François Hollande. Qui a rappelé ses exigences pour envisager un déplacement à Kinshasa. « La balle est dans le camp congolais », conclut une source proche de ce dossier.

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Mis en ligne par Guilain Mathe

Director, GLPIC

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