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Ces massacres des civils dont le monde reste indifférent

Appel à une plus grande mobilisation internationale pour le peuple meurtri de Beni et du Kivu en RDC

By Guilain Mathe, le 20 octobre 2014

Une année après la neutralisation militaire de l’Ex-rébellion du M23, la mise en oeuvre de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba pour la Paix, la Sécurité et la Coopération pour la République Démocratique du Congo qui consacre la traque des autres forces dites négatives à l’Est de la RDC est en stagnation. Malgré la présence de la Brigade d’Intervention de l’ONU dotée d’un mandat offensif, les massacres des populations civiles au Kivu par les groupes armés nationaux et les rébellions étrangères se portent bien.

Dans l’espace de trois semaines, le Territoire de Beni en Province du Nord-Kivu à l’Est de la RDC vient de perdre près de 80 civils tués par coup de machette, successivement dans les localités de Oïcha, Ngadi et Eringeti. Ces tueries viennent prolonger la liste des milliers des victimes qui succombent jour et nuit aux attaques terroristes des milices locales et des rébellions étrangères opérant au Kivu.

Depuis la défaite militaire infligée à l’ex-rébellion du M23 en novembre 2013 par la coalition des Forces armées de la RDC soutenues par la Brigade d’intervention des Nations-Unies en RDC, la neutralisation de forces négatives consacrée par l’Accord-Cadre d’Addis-Abeba de février 2013 tourne au ralenti. Les rebelles des Forces Armées pour la Libération du Rwanda (FDLR) ainsi que ceux de la National Army for the Liberation of Uganda (NALU) continuent de semer mort et désolation. Des massacres qui ne font que gonfler le bilan des crimes en l’encontre des populations civiles dont l’insécurité est devenue le pain quotidien.

Tout en saluant l’adoption de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba qui constitue le cadre juridique de l’intervention internationale en vue de restaurer la paix et la sécurité dans la région, le GLPIC déplore la froideur de la réaction de la communauté internationale face à ces crimes terroristes odieux. Cette préoccupation de GLPIC vient compléter l’appel pressant formulé par les organisations locales de la Société civile, en l’occurrence le Groupe des Associations de Défense des Droits de l’Homme (GADHOP), à l’égard du gouvernement congolais qui doit pleinement jouer son rôle de garant de la sécurité de sa population.

Par ailleurs, le GLPIC en appelle à un sursaut éthique au gouvernement congolais, aux gouvernements de la Région des Grands lacs ainsi qu’aux acteurs internationaux et aux puissants de ce monde pour que la restauration de la paix et de la sécurité pour les populations du Kivu qui ont tant souffert d’une guerre injuste depuis deux décennies soit considérée comme une priorité au même titre que la Syrie et l’Irak pour lesquels il a fallu de peu pour que le monde entier se mobilise comme un seul homme pour stopper la machine terroriste.

Guilain Mathé,

GLPIC, Director

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