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Le GLPIC lance un cri d’alarme au Conseil de Sécurité de l’ONU

Appel à l’ONU pour sauver le Congo de l’impasse constitutionnelle

By Guilain Mathe, 31 March 2017

Le gouvernement congolais a perdu toute légitimité depuis le 19 décembre 2016, plongeant la RDC dans une crise constitutionnelle qui risque d’embraser tout le pays dans un avenir proche. La seule source de légitimité à ce jour n’est rien d’autre que l’accord politique inclusif dit de la Saint Sylvestre signé ente les différents acteurs politiques le 31 décembre 2016 sous la médiation des évêques catholiques du Congo. Si rien n’est fait pour appliquer cet accord, il y a un grand risque que tout le pays soit plongé dans une nouvelle guerre civile qui menacera à nouveau la stabilité de toute la Région des Grands Lacs.

Depuis la rupture du dialogue politique en RDC le lundi 27 mars 2017, le processus électoral en RDC censé aboutir aux élections présidentielles et législatives en décembre 2017 présage une mauvaise augure. Le GLPIC joint sa voix à celle des milliers de personnes, de gouvernements, et d’organisations de bonne volonté de part le monde pour que l’ONU puisse élargir le nouveau mandat de la MONUSCO sur le processus électoral en RDC, afin de sortir le pays de l’impasse.

La signature de l’accord de la Saint Sylvestre en date du 31 décembre 2017 avait évité de justesse que le pays sombre dans le chaos. Mais face à la mauvaise foi du régime au pouvoir de mettre en œuvre cet accord afin de décrisper la situation pour sortir de l’impasse, le GLPIC juge impérieux que le Conseil de Sécurité de l’ONU puisse adopter une résolution accordant sans équivoque le mandat de coordination du processus électoral par sa mission au Congo.

Cela suppose que la MONUSCO devrait se voir désormais doté du mandat de soutien logistique et financier à la Commission électorale nationale congolaise, de supervision du calendrier électoral, voire de certification des résultats des élections prévues pour décembre 2017. Cela semble la voie la plus efficace pour éviter le bain de sang au Congo et pour sauver la jeune démocratie congolaise dans laquelle la communauté internationale a beaucoup investi depuis maintenant 17 ans.

L’administration américaine exaspérée par les dérives du gouvernement congolais

Après l’enlèvement, le 12 mars 2017, puis l’assassinat des enquêteurs du Groupe d’experts de l’ONU sur la RDC, dont l’américain Michael Sharp et la suédoise Zaila Catalan, la nouvelle ambassadrice de l’administration américaine à l’ONU n’a pas mâcher ses mots :

"Les casques bleus de l’ONU en RDC sont en train d’aider un gouvernement corrompu et en proie à ses citoyens", a déclaré Madame Nikki Haley.

Alors que la Mission de la paix a pour mandat d’apporter un appui au gouvernement congolais comme le veux la pratique traditionnelle des opérations de maintien de la paix, la représentante de Donald Trump à New York, a plutôt fustigé la mission onusienne.

Selon ses propres mots, les Nations Unies sont en train "d’aider un gouvernement qui inflige des comportements prédateurs à son propre peuple", a-t-elle martelé, en plaidant "la décence et le bon sens pour en finir".

Une expression d’amertume qui va sans doute contribuer à changer la donne dans le nouveau mandat de la MONUSCO dont nous attendons la résolution ce vendredi 31 mars 2017.

Face à la gravité de la situation en RDC et aux menaces à la paix toujours croissantes dans le monde, le GLPIC lance un cri d’alarme à la nouvelle administration des Etats-Unis de poursuivre sans relâche leur soutien aux opérations de maintien de la paix de l’ONU. Il est de notoriété que la menace de la stabilité quelque part dans le monde est une menace à la paix pour tout le monde.

Posted by Guilain Mathe

GLPIC, Director

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